Exposition AUGUSTE CHABAUD - Préface de Delphine Stammegna
Du 1er Février au 13 Mai 2012
Marc et Delphine Stammegna ont le plaisir de vous présenter à la Fondation Monticellli :
"AUGUSTE CHABAUD : La Période Parisienne"
Auguste Chabaud, né en 1882 à Nîmes, artiste à la fois méconnu et reconnu.
Méconnu à cause de lui, il n’accède pas à la gloire qu’il mérite, la raison?
Il s’est terré et surtout a dissimulé la majeure partie de son oeuvre, «l’un des Fauves les moins soucieux d’être domptés» selon André Salmon.
De 1902 à 1907, ses œuvres sont à la fois magnifiques et flamboyantes, un voyage au sein des intérieurs de chez Maxim’s jusqu’aux Maisons Closes.
Reconnu, il est partout ! Du Musée d’art Moderne au musée des Beaux Arts, Paris, Aix, Avignon, Nîmes, Marseille, Lyon, Montpellier, Uzès, Moscou, Arles, la liste est interminable.
Chabaud, le plus jeune des fauves, suit les Beaux Arts de 1897 à 1899, sous l’enseignement de Pierre Grivolas, qui encourageait ses élèves à utiliser la couleur à leur gré. Qui 10 ans plus tôt, avait été le maître de René Seyssaud (1867 - 1952), précurseur du Fauvisme. Au cours de ses premières années, le jeune Chabaud fréquente assidûment le musée d’Avignon, qui fût pour lui une de ses premières inspirations. Avare de compliments sur ses contemporains, son admiration était débordante vis à vis de Van Gogh et Cézanne.
À l’automne de 1899, Auguste Chabaud part s’installer à Paris afin d’y poursuivre ses études artistiques à l’académie Julian et à l’école des Beaux-Arts, deux rencontres extraordinaires se présentent à lui, Matisse et Derain.
Quel choc pour cet artiste du Sud, habitué au calme de la Provence. Paris 1900, une métropole dynamique où Gentilhomme et élégantes se croisent. Le vrai Montparnasse, le temps des plaisirs et des vices fin de siècle, de la fête, de la poésie, une vie en marge des institutions et des coutumes bourgeoises. Une vie de plaisir pour Chabaud, ses plus belles oeuvres voient le jour sous forme de splendides nus aux couleurs vives que nous avons le plaisir de vous faire partager lors de cette exposition à la Fondation Monticelli.
Après un bref séjour en Tunisie, en raison de son service militaire, Auguste Chabaud revient à Paris accompagné de nombreux croquis de militaires, de scènes de bar peuplées de filles de marin.
En 1907, il expose parmi les fauves au salon des indépendants, retraçant une vie de nuit parisienne et de cabarets. Les collectionneurs s’intéressent à cet artiste fougueux qui commence en 1911 une période plus cubiste avec ses sculptures.
Puis s’ensuivent de nombreuses expositions dont celle de 1913 à New York où il expose à côté de Picasso, Vlaminck, Derain, Matisse. Puis Chicago, Boston apparaissent. De sa période Parisienne, on retiendra ses teintes de couleurs vives, ses jaunes, rouges, bleus mais aussi ses couleurs de nuit retraçant sa vie parmi les filles de Joie, les cafés théâtre, les cabarets.....
Malheureusement, ces plaisirs s’arrêtent en 1919, de retour à Graveson, dans les Alpilles, Il y restera jusqu’à la fin de sa vie, surnommé «L’Ermite de Graveson», il finira ses jours en 1955.
Pourtant, il n’a jamais cessé de peindre, c’est à partir de 1920, qu’il entame sa période bleue, Paysages de Provence, Scènes de vie avec ses personnages et ses coutumes voient le jour. Le Sud qu’il ne cesse de peindre va l’occuper complètement, il emploie un bleu Prussien tellement à l’état pur que les oeuvres en deviennent éclatantes.
Cézanne et la Sainte Victoire, Chabaud et la Montagnette, à découvrir également au Musée Cantini de Marseille, au Musée d’art Moderne de Paris, au Musée du Petit Palais à Genève.
En 1992, le Conseil Régional Paca lui rend hommage en ouvrant un Musée en son honneur à Graveson, ultime hommage pour un artiste qui a dédié une partie de sa vie aux Alpilles.
Avec mon époux, Marc Stammegna, nous avons voulu lui rendre également hommage et nous avons pris plaisir à réaliser ensemble cette exposition temporaire de trois mois qui je l’espère vous procura autant d’émotions.
Delphine Stammegna








